Parcours

Portrait dans l'atelier Atelier de ZAO Wou-Ki, Paris, Avril 2006 Vernissage de l'exposition
de ZAO Wou-Ki, Château
de Nemours, Octobre 2007
Membre de la Fondation Taylor
Membre du Conseil National Français des Arts Plastiques
Membre de la Société des Beaux-Arts de Boulogne-Billancourt
Membre de l'ADAGP
Directeur de la Section Architecture (AIAC)
DISTINCTIONS
2024 1er Prix de peinture - Rencontres Contemporaines de Beaune
2024 Prix du public - Rencontres Contemporaines de Beaune
2022 Prix Jean-Roch Sauer - Raphaël - Sennelier - Fondation Taylor
2021 Classement "Coup de coeur" de 2 oeuvres - concours international 'Abstract Art 2021'
RESIDENCES
2025 Ningbo Museum of Art, Ningbo (Chine)
CRITIQUES
2025 « Hugo Terracol, peintre de l'harmonie » - Matthieu Dubuc
2024 « Hugo Terracol, du mimétisme au syncrétisme » - Jean-Jacques de Dardel, ambassadeur (ret.)
2023 « Hugo Terracol, Prix Jean-Roch Sauer - Raphaël - Sennelier » - Nicole Lamothe
2020 « Peintures en dialogues » - Yves Kobry
2012 « Sur la voie des grands maîtres » - Frank-Pierre Lairaud
2011 « L'espoir de l'abstraction » - Serge Mottet
COLLECTIONS PUBLIQUES
Ningbo Museum of Art (Chine)
Alliance française de Shanghai (Chine)
Alliance française de Hangzhou (Chine)
Groupe SICPA (Suisse)
Ville de Bonneuil-sur-Marne
FORMATION
2014 Diplôme d'habilitation à la Maîtrise d'Oeuvre en Nom Propre - École Nationale Supérieure d'Architecture de Paris La Villette
2011 Diplôme d'Etat d'Architecte, avec les félicitations du jury - École Nationale Supérieure d'Architecture de Nantes
2009 - 2011 Master en Architecture - École Nationale Supérieure d'Architecture de Nantes
2006 - 2009 Licence en Architecture - École Nationale Supérieure d'Architecture de Nantes
2006 Rencontre avec le peintre ZAO Wou-Ki dans son atelier, Paris
1994 - 2006 Formation artistique - Peinture, dessin, histoire de l'art - Atelier d'Art Joussaume, La Rochelle
Depuis 2009 Membre de l'Atelier lithographique Moulet-Mignon, La Rochelle
Né en 1988, Hugo Terracol est un artiste peintre français. Très jeune, il se passionne pour le dessin et la peinture. Il débute à l’âge de 6 ans une formation artistique dans un Atelier d’Art professionnel à La Rochelle. Durant ses 12 années d’apprentissage continu, dispensé par des artistes professionnels, il acquiert de solides techniques en peinture et dessin, ainsi qu’un enseignement en histoire de l’art. À l’adolescence, sa découverte du mouvement de la « Seconde École de Paris » lui ouvre les portes de l’abstraction. Très vite, il choisit ses pères parmi les grands artistes d’après-guerre que sont Zao Wou-Ki, Pierre Soulages, Georges Mathieu, Olivier Debré, Hans Hartung, Gérard Schneider, etc. Sous l’influence également des peintres expressionnistes abstraits américains, son parcours s’oriente dès 2003 vers la voie de l’abstraction et le champ de l’abstraction lyrique.
Curieux et ouvert sur le monde, Hugo Terracol forge très tôt son esprit et son sens critique à l’école des musées et galeries d’art. Apprendre et comprendre la peinture des maîtres, au contact de leurs oeuvres, a toujours été pour lui une part fondamentale de sa formation. En parallèle, ses rencontres avec des artistes abstraits réputés (Fabienne Verdier, Wang Yan Cheng, Anne Pourny, Monique Orsini, Michèle Destarac, Giancarlo Bargoni) ont très tôt vivifié chez lui des sensations d’art et ont conforté l’orientation de son travail. Mais la rencontre la plus marquante, qui a définitivement scellé son destin artistique, fut celle avec Zao Wou-Ki, en 2006. Après avoir découvert son travail, le grand maître chinois l’a invité dans son atelier parisien pour dialoguer avec lui de peinture, d’harmonie, de composition, du souffle pictural, etc. À travers cette leçon de peinture inoubliable, moment rare d’échange artistique intergénérationnel et interculturel, Zao Wou-Ki a ouvert l’esprit d’Hugo Terracol à ce qu’inconsciemment jusque là il cherchait à exprimer. Cette rencontre, déterminante à plus d’un titre, a constitué l’élément fondateur de la voie de sa démarche artistique actuelle, l’incitant à poursuivre sa quête picturale avec une énergie, une ferveur et une volonté inaltérées.
En 2006, Hugo Terracol démarre des études d’architecture à l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Nantes, puis à l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Paris La Villette. Elles sont sanctionnées par l’obtention d’un Diplôme d’État d’Architecte avec les félicitations du jury, puis d’une habilitation à exercer la maîtrise d’oeuvre en nom propre. Ainsi partagé entre l’art et l’architecture, Hugo Terracol explore dans ces deux disciplines le rapport à l’environnement, le traitement de l’espace, de la lumière, de la couleur, de la matière, ou encore de la circulation de l’air. Convaincu de la nécessité de diversifier sa production artistique, il développe en parallèle un important travail d’œuvres sur papier à l’encre de Chine. Cette technique lui permet l’exploration de la circulation du souffle et des énergies, si chers à sa démarche, à travers un médium aux propriétés et effets très différents de la peinture à l’huile. En outre, Hugo Terracol collabore dès 2009 avec l’Atelier Lithographique Moulet-Mignon (La Rochelle), pour la réalisation de lithographies. Il se passionne pour cette technique et devient membre permanent de l’Atelier.
À tout juste 21 ans, il démarre ses premières collaborations avec des galeries d’art, séduites par la force et la maturité de son travail. Entre 2009 et 2015, son parcours est ainsi jalonné de huit expositions personnelles et six expositions collectives. En dépit d’une césure dans les expositions à partir de 2015, l’artiste poursuit la maturation de son travail, en quête d’un renouvellement esthétique inaltéré. L’année 2020 marque ainsi son retour sur la scène artistique, avec trois expositions personnelles et deux expositions collectives, en préparation pour le dernier trimestre 2020. Il participera en 2021 au Salon Comparaisons, dans le cadre de l’évènement Art en Capital, organisé au Grand Palais, à Paris.
Curieux et ouvert sur le monde, Hugo Terracol forge très tôt son esprit et son sens critique à l’école des musées et galeries d’art. Apprendre et comprendre la peinture des maîtres, au contact de leurs oeuvres, a toujours été pour lui une part fondamentale de sa formation. En parallèle, ses rencontres avec des artistes abstraits réputés (Fabienne Verdier, Wang Yan Cheng, Anne Pourny, Monique Orsini, Michèle Destarac, Giancarlo Bargoni) ont très tôt vivifié chez lui des sensations d’art et ont conforté l’orientation de son travail. Mais la rencontre la plus marquante, qui a définitivement scellé son destin artistique, fut celle avec Zao Wou-Ki, en 2006. Après avoir découvert son travail, le grand maître chinois l’a invité dans son atelier parisien pour dialoguer avec lui de peinture, d’harmonie, de composition, du souffle pictural, etc. À travers cette leçon de peinture inoubliable, moment rare d’échange artistique intergénérationnel et interculturel, Zao Wou-Ki a ouvert l’esprit d’Hugo Terracol à ce qu’inconsciemment jusque là il cherchait à exprimer. Cette rencontre, déterminante à plus d’un titre, a constitué l’élément fondateur de la voie de sa démarche artistique actuelle, l’incitant à poursuivre sa quête picturale avec une énergie, une ferveur et une volonté inaltérées.
En 2006, Hugo Terracol démarre des études d’architecture à l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Nantes, puis à l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Paris La Villette. Elles sont sanctionnées par l’obtention d’un Diplôme d’État d’Architecte avec les félicitations du jury, puis d’une habilitation à exercer la maîtrise d’oeuvre en nom propre. Ainsi partagé entre l’art et l’architecture, Hugo Terracol explore dans ces deux disciplines le rapport à l’environnement, le traitement de l’espace, de la lumière, de la couleur, de la matière, ou encore de la circulation de l’air. Convaincu de la nécessité de diversifier sa production artistique, il développe en parallèle un important travail d’œuvres sur papier à l’encre de Chine. Cette technique lui permet l’exploration de la circulation du souffle et des énergies, si chers à sa démarche, à travers un médium aux propriétés et effets très différents de la peinture à l’huile. En outre, Hugo Terracol collabore dès 2009 avec l’Atelier Lithographique Moulet-Mignon (La Rochelle), pour la réalisation de lithographies. Il se passionne pour cette technique et devient membre permanent de l’Atelier.
À tout juste 21 ans, il démarre ses premières collaborations avec des galeries d’art, séduites par la force et la maturité de son travail. Entre 2009 et 2015, son parcours est ainsi jalonné de huit expositions personnelles et six expositions collectives. En dépit d’une césure dans les expositions à partir de 2015, l’artiste poursuit la maturation de son travail, en quête d’un renouvellement esthétique inaltéré. L’année 2020 marque ainsi son retour sur la scène artistique, avec trois expositions personnelles et deux expositions collectives, en préparation pour le dernier trimestre 2020. Il participera en 2021 au Salon Comparaisons, dans le cadre de l’évènement Art en Capital, organisé au Grand Palais, à Paris.
Démarche artistique
En tant qu’artiste, je questionne les éléments immatériels de la nature, c’est-à-dire ce qu’il y a entre les choses : l’invisible, l’indescriptible, l’impalpable. Autrement dit, la lumière, l’air, l’espace, le souffle, l’énergie vitale, les forces telluriques, etc. Conceptuellement, je m’interroge sur la circulation et la relation entre ces éléments : comment la nature est-elle le résultat sensible des interactions entre les particules de matière, l’énergie et les flux ? Comment le souffle les anime-t-il pour former les grands rythmes et mouvements de la nature ? Comment rendre picturalement sensible et visible cet invisible qui organise la nature ?
Pour m’accompagner dans la résolution plastique de ces questionnements, j’ai initialement ancré mon travail sur la leçon de Cézanne. « Réaliser ses sensations » disait-il, c’est-à-dire « vivifier en soi, au contact de la nature, les instincts, les sensations d’art qui résident en nous ». À partir de cela, mon approche picturale s’est vivement inspirée de celle des anciens peintres de paysage chinois : méditation, maturation, convocation des éléments. Mais la synthèse picturale opérée au XXème siècle par de grands artistes chinois – Zao Wou-Ki, Chu Teh-Chun, Wu Guanzhong, Chuang Che – constitue aussi un fondement puissant de ma production artistique. Leur fusion entre l’art chinois traditionnel et la peinture à l’huile occidentale a marqué tout un pan de l’art abstrait contemporain. Ma démarche est de poursuivre ce cheminement artistique, en quête d’un nouveau regard et d’une nouvelle synthèse esthétique possible.
Ma peinture n’est donc ni la reproduction d’une figure, ni la seule expression d’un sentiment, mais bien l’apparition et la disparition du souffle vital, son émergence et son effacement, sa condensation et sa dispersion, son mouvement perpétuel. Me plaçant en disciple de la tradition picturale chinoise, je fonde mon art sur la libre circulation du souffle vital et l’énergie du Tao. C’est donc une abstraction qui va bien au-delà du lyrisme, pour questionner non pas mes forces intérieures d’artiste mais celles de la nature. Séduit par la richesse et la finesse des peintures chinoises classiques, je me réapproprie l’espace libre de leurs compositions pour leur associer un souffle pictural occidental. Mes peintures sont toutes entières parcourues par ce que je nomme un "vide animé", qui l’est par le souffle, l’air, la lumière et la couleur. Pour moi, le vide n’est pas une absence, mais une présence autre : celle de l’imperceptible, de l’indicible et de l’impalpable, remplie de poésie et de lyrisme, dans laquelle tout est possible. Ma peinture hérite esthétiquement de l’art chinois, mais reste techniquement de facture très occidentale. La synthèse artistique que je propose se traduit ainsi sur la toile par un contraste des matières picturales (empâtements, glacis, jus colorés, etc), symbolisant la diversité d’état des matières dans la nature. Jouant sur la toile à la façon d’un Yin et d’un Yang, la pâte colorée et les fines couches de pigments se muent en une exaltation fulgurante de la peinture. Entre plénitude et turbulences, sérénité et tension, légèreté et épaisseur, la toile devient le lieu de la rencontre de tous les possibles. Loin de l’usage de la perspective occidentale, j’explore la profondeur de l’espace pictural par l’interpénétration des plans sans limite. Chercher l’ailleurs, le lointain, le caché, et offrir au tableau sa liberté d’être : tel est le dessein de mon travail.
Pénétrer une de mes peintures, c’est donc comprendre la place déterminante de l’harmonie dans la composition. La surface de la toile, comme celle de la terre, est pleine et remplie de générosité picturale. Certes, les paysages ne sont jamais loin, au détour d’un rocher, d’une montagne, d’un lac, etc. Mais ils ne sont que prétextes à la réflexion artistique sur l’harmonie et la composition. En guide averti, je souhaite conduire le spectateur dans un territoire habité et organisé par l’harmonie, tout entier assujetti à ses lois. J’ambitionne également de replacer la beauté au coeur même de la finalité artistique ; cette beauté que François Cheng définit comme « toute chose tendant, avec le temps, vers la plénitude de son éclat ». De l’harmonie et la beauté naissent la liberté de mes oeuvres.
Pour m’accompagner dans la résolution plastique de ces questionnements, j’ai initialement ancré mon travail sur la leçon de Cézanne. « Réaliser ses sensations » disait-il, c’est-à-dire « vivifier en soi, au contact de la nature, les instincts, les sensations d’art qui résident en nous ». À partir de cela, mon approche picturale s’est vivement inspirée de celle des anciens peintres de paysage chinois : méditation, maturation, convocation des éléments. Mais la synthèse picturale opérée au XXème siècle par de grands artistes chinois – Zao Wou-Ki, Chu Teh-Chun, Wu Guanzhong, Chuang Che – constitue aussi un fondement puissant de ma production artistique. Leur fusion entre l’art chinois traditionnel et la peinture à l’huile occidentale a marqué tout un pan de l’art abstrait contemporain. Ma démarche est de poursuivre ce cheminement artistique, en quête d’un nouveau regard et d’une nouvelle synthèse esthétique possible.
Ma peinture n’est donc ni la reproduction d’une figure, ni la seule expression d’un sentiment, mais bien l’apparition et la disparition du souffle vital, son émergence et son effacement, sa condensation et sa dispersion, son mouvement perpétuel. Me plaçant en disciple de la tradition picturale chinoise, je fonde mon art sur la libre circulation du souffle vital et l’énergie du Tao. C’est donc une abstraction qui va bien au-delà du lyrisme, pour questionner non pas mes forces intérieures d’artiste mais celles de la nature. Séduit par la richesse et la finesse des peintures chinoises classiques, je me réapproprie l’espace libre de leurs compositions pour leur associer un souffle pictural occidental. Mes peintures sont toutes entières parcourues par ce que je nomme un "vide animé", qui l’est par le souffle, l’air, la lumière et la couleur. Pour moi, le vide n’est pas une absence, mais une présence autre : celle de l’imperceptible, de l’indicible et de l’impalpable, remplie de poésie et de lyrisme, dans laquelle tout est possible. Ma peinture hérite esthétiquement de l’art chinois, mais reste techniquement de facture très occidentale. La synthèse artistique que je propose se traduit ainsi sur la toile par un contraste des matières picturales (empâtements, glacis, jus colorés, etc), symbolisant la diversité d’état des matières dans la nature. Jouant sur la toile à la façon d’un Yin et d’un Yang, la pâte colorée et les fines couches de pigments se muent en une exaltation fulgurante de la peinture. Entre plénitude et turbulences, sérénité et tension, légèreté et épaisseur, la toile devient le lieu de la rencontre de tous les possibles. Loin de l’usage de la perspective occidentale, j’explore la profondeur de l’espace pictural par l’interpénétration des plans sans limite. Chercher l’ailleurs, le lointain, le caché, et offrir au tableau sa liberté d’être : tel est le dessein de mon travail.
Pénétrer une de mes peintures, c’est donc comprendre la place déterminante de l’harmonie dans la composition. La surface de la toile, comme celle de la terre, est pleine et remplie de générosité picturale. Certes, les paysages ne sont jamais loin, au détour d’un rocher, d’une montagne, d’un lac, etc. Mais ils ne sont que prétextes à la réflexion artistique sur l’harmonie et la composition. En guide averti, je souhaite conduire le spectateur dans un territoire habité et organisé par l’harmonie, tout entier assujetti à ses lois. J’ambitionne également de replacer la beauté au coeur même de la finalité artistique ; cette beauté que François Cheng définit comme « toute chose tendant, avec le temps, vers la plénitude de son éclat ». De l’harmonie et la beauté naissent la liberté de mes oeuvres.